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Date de création : 31.01.2011
Dernière mise à jour :
01.09.2021
5785 articles
en tout cas l'essentiel ce n'est pas
de nomination mais un développement du pays; toujours les mêmes personn
Par Anonyme, le 30.09.2020
mamadou a signé ça sous l'effet de l'acool.
Par Anonyme, le 30.09.2020
l'exploitation politique de l'homme par l'homme est une abomination, et c'est parce que le peuple comorien est
Par HAMED HOULED, le 18.08.2020
merci d effacer la ligne 1999-2001
Par Anonyme, le 03.08.2020
yaya kouma
Par Anonyme, le 19.06.2020

Fahmi Said Ibrahim
Question: Quel bilan faites-vous du congrès que votre parti vient de tenir à l’occasion de la sortie du livre blanc ?
Fahmi Said Ibrahim : Tout d’abord, permettez-moi de remercier tous ceux qui ont bien voulu honorer notre meeting par leur présence. Ensuite, je pense que globalement, celui-ci s’est déroulé dans de très bonnes conditions. Il avait pour but principal de restituer publiquement le livre blanc du PEC. Cette restitution avait été annoncée le jour de la fermeture de nos assises les 19 et 20 septembre dernier.
Question : Justement, certaines personnes bien qu’elles aient apprécié la démarche, sont toutefois restées sur leur faim quant aux solutions proposées dans ce livre blanc. Qu’en pensez-vous ?
F.S.I : Je les comprends parfaitement. Je me permets de préciser que ce n’est pas le livre programme du PEC, celui-ci est en chantier et nous allons le publier dans 18 mois, soit aux environs de juillet-Aout 2015, s’il plait à dieu. Dans ce livre programme, nous allons non seulement présenter notre vision globale du développement et les solutions que nous proposons, mais nous allons également chiffrer le coût des réformes structurelles que nous allons proposer au peuple comorien, je l’ai d’ailleurs déjà annoncé lors de mon dernier discours. Par contre, les critiques sont les bienvenues, car ce n’est qu’ainsi que l’on peut faire avancer les choses. Le but de ces 90 propositions est de lancer le débat afin de faire la politique autrement. Ces 90 propositions ne peuvent pas être un programme politique mais des pistes sur des questions que nous estimons majeures pour notre pays. En revanche, la meilleure manière d’éviter que l’on soit critiqué en tant que parti ou chef de parti, c’est de ne rien proposer. Dans ce cas, autant changer de vocation. Nous ne pouvons pas faire ce que nous faisons et ne pas supporter la contradiction. Il est en effet très difficile d’apporter une quelconque contradiction à de très bonnes idées qui n’ont jamais été présentées, donc jamais défendues.
Question : On assiste ces derniers temps à un éclatement des partis politiques, le dernier en date étant le FNJ qu’on croyait très discipliné, quelle lecture en faites-vous ?
F.S.I : Je m’abstiendrais de faire des jugements sur les problèmes internes des partis, ce ne serait pas élégant de ma part. Le débat doit porter sur les idées que défendent les partis et non sur leurs conflits internes. Je saisis, toutefois, cette occasion pour féliciter Abdillah Yahaya pour sa nouvelle promotion. Je le connais très bien, c’est un homme doté de grandes qualités et dont l’humilité n’est plus à prouver. Il recèle de toutes les potentialités intellectuelles et humaines pour diriger le FNJ. Autre point important à souligner, avant d’être un élu par les militants de son parti, c’est d’abord un député élu à l’Assemblée de l’Union, il détient la légitimité populaire, par voie de fait. On ne peut pas en dire autant pour beaucoup qui parlaient au nom de ce grand parti. Je tiens, au nom du parti PEC et du mien, à présenter mes félicitations à mon ami Abdillah Yahaya.
Question : Quel est votre point de vue sur la privatisation de Comores Télécom ?
F.S.I : Je pense que personne ne s’oppose à cette privatisation. Toutefois, et j’ai eu l’occasion de le dire dans une émission télévisée sur la TNC il y a plusieurs mois, mais également lors de mon dernier meeting, qu’avant de privatiser Comores Télécom, il serait préférable d’ouvrir la concurrence en amont. Ce qui est présenté comme une menace par OUBEID, permettrait de rendre plus compétitif Comores Télécom et d’améliorer les performances de la société. J’ai entendu l’argument de notre spécialiste Abou Oubeid selon lequel Comores Télécom ne pourra pas faire face à la concurrence. Cet argument est complètement fallacieux et ne tient pas du tout. Cette société recèle toutes les ressources humaines nécessaires pour faire d’elle une entreprise rentable, à condition qu’on ne fasse pas gravir, en tout cas pour certains, les échelons, parfois même techniques sans les compétences requises, parce qu’ils sont de la même ville qu’un tel ministre ou tel vice-président. Les infrastructures existantes à Comores Télécom donnent un avantage certains de la société d’Etat par rapport à ses éventuels concurrents. Et puis, je m’insurge contre cette culture de la facilité, cette culture de la grande braderie. Hier, on a liquidé la PNAC parce que nous n’avons pas voulu reconnaitre que cette entreprise publique était très mal gérée par un copain, que son redressement était tout à fait possible, il suffisait juste de confier la gestion à des hommes compétents, et il y en a aux Comores. Aujourd’hui, c’est la privatisation à tour de bras et on veut commencer par Comores Télécom. Et pendant ce temps, ils disent que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes, que nous avons signé l’IPPTE, que nos finances se portent très bien, de qui se moque-t-on ? Jamais les indices n’ont été aussi mauvais. Si nous avons pu signer l’IPPTE, c’est grâce à l’argent de la citoyenneté sans lequel, jamais on aurait pu aboutir à ce programme qui a débuté en 2007. Nous avons fait un vrai bond en arrière, nous nous croirions au début des années 80. Attribution de marchés publics à des amis, comme ceux attribués à Colas d’un montant de 11 milliard portant sur 51 kilomètre, sans appels d’offres mais avec des contrats signés directement à la présidence de la république; modification du cahier des charges après attribution du marché du port de Moroni à COFIPRI, il est important de souligner que tout ceci est illégal; sans oublier, les contrats d’exploration pétrolière dans la zone économique et exclusive sans appels d’offres, attribution du monopole d’importation d’alcool à un copain au mépris de la loi sur la libre concurrence et j’en passe, voilà le lot de la gouvernance actuelle. Mais ce qui me gêne, c’est que c’est le chef de l’Etat IKILILOU, alors vice-président, qui avait fait adopter le code sur la passation des marchés publics, pourquoi laisse-t-il faire sans y opposer la moindre résistance ? Dans ces conditions, comment peut-on décemment parler de bonne gouvernance ? Tout ceci se passe sous l’œil avisé et l’aval de la banque mondiale et du FMI. Le ministère des finances à coup de pub dans les journaux et banderoles, s’auto-congratule. Sur fond de paysage idyllique dessiné par nos experts des finances, l’inflation ne cesse de grimper passant de 2,8 en octobre, à 4,5 en novembre dernier, elle ronge le pouvoir d’achat déjà très faible de la majorité des comoriens. La population s’appauvrit de jour en jour, la misère est de plus en plus visible, mais à part ça, encore une fois, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Le FMI a tout de même relevé, lors de sa dernière conférence de presse, il y a deux semaines, que les recettes avaient dangereusement baissé, alors que le volume des importations a augmenté, n’est-ce pas paradoxal ? Allez chercher l’erreur. Pour ma part, privatisez comme vous l’entendez, s’il y a un soupçon d’irrégularité comme ce fut le cas avec COFIPRI, nous nationaliserons demain ces sociétés qui seront mal acquises.
Question : Vous avez été le premier à dénoncer les accords de coopération judiciaire avec Paris, où en est-on aujourd’hui ?
F.S.I : Je n’ai jamais refusé la coopération avec Paris, au contraire. La coopération judiciaire ne peut qu’être bénéfique pour les Comores. En revanche, j’ai soutenu dans vos colonnes il y quelques semaines, qu’il faudrait insérer une clause suspensive de l’application de ces accord à Mayotte. Ceci pour la simple raison que nous avons un contentieux territorial avec la France à propos de Mayotte, permettre la coopération entre la justice comorienne et cette île comorienne colonisée par la France serait, non seulement inconstitutionnelle, mais reviendrait à reconnaitre que Mayotte est Française, ce qui demeure inacceptable pour nous. Les Comores ne peuvent pas coopérer avec une partie de son territoire et ce, conformément à notre constitution et aux résolutions des Nations Unies. Et enfin, j’ai critiqué l’opacité qui a entouré ce voyage et le choix des membres composant la délégation. Attention, ce sont des hommes de qualités, il y avait notamment, parmi eux des grands magistrats, mais c’est la méthode utilisée et l’absence de concertation qui est à déplorer. À cet effet, je ne m’explique toujours pas (et je suis sûr que je ne suis pas le seul) la présence d’Abdallah Mohamed, personnage qui a joué un rôle majeur dans la crise séparatiste Anjouanaise, on aurait pu se passer de lui à moins qu’il n’y ait eu un message à faire passer à travers ce choix, et en ce cas qu’on nous le dise. À Anjouan, comme à Mohéli, Mayotte et Ngazidja, il y a des patriotes qui incarnent mieux l’esprit républicain qu’Abdallah Mohamed. Autre chose, je suis étonné qu’après le retour de la délégation, il n’y ait eu aucune communication sur ce voyage. Pas de discours, pas de communiqué de la présidence pour faire un point, rien, c’est étonnant. Je me suis abstenu d’intervenir sur la question pensant que le peuple, les élus ou les partis politiques allaient être informés sur la nature exacte de cette rencontre et l’état des discussions, mais malheureusement, le gouvernement continue de faire ce qu’il sait faire le mieux : s’enfermer dans le mutisme. Je le regrette. On ne peut pas être au pouvoir et se permettre d’être silencieux, surtout sur des questions aussi importantes et sensibles que celle concernant notre intégrité territoriale.
Question : Quelle est votre réaction à propos du litige opposant le gouverneur Anissi à la DNST ?
F.S.I : Des jets privés transportant des créoles de La Réunion et de Mayotte atterrissent régulièrement à Mohéli, des bateaux transportant des touristes et autres aventuriers en provenance de Mayotte et la Réunion accostent régulièrement Mohéli sans que le gouverneur Ali Said ne soit inquiété ni intimidé, pourquoi Anjouan et Anissi aujourd’hui ? Cela suffit ! C’est la chasse aux arabes qui est ouverte aux Comores aujourd’hui, et j’assume mes propos. Hier, avec le PDG des ports de Sharjah, aujourd’hui avec le prince Al Jassem, demain ce sera le tour de quel arabe encore ? N’en déplaise à certains, les Comores font parties de la Ligue arabe et il faudrait que les autorités songent sérieusement à arrêter de harceler le gouverneur Anissi. Ecoutez, le gouverneur Anissi n’est pas un gouverneur de second rang encore moins de seconde zone, il est gouverneur plein et le gouvernement de IKILILOU se doit de le respecter. Aujourd’hui, les ministres de l’Union respectent Ali Said et font des courbettes à Mouigni Baraka qui est quasiment considéré comme l’alter égo du chef d’Etat, et ce, au mépris de la constitution. Et pendant ce temps, on cherche à humilier le gouverneur Anissi, ceci est franchement inacceptable. Le gouverneur d’Anjouan est un élu contrairement à ceux qui orchestrent en coulisse la déstabilisation d’Anissi et d’Anjouan. Qu’on veuille auditionner le gouverneur d’Anjouan, on peut le comprendre, mais pourquoi les enquêteurs ne se déplacent-ils pas pour l’entendre à Dar-Najah ? En voulant à tout prix convoquer Anissi à la DNST comme un simple citoyen, c’est vouloir délibérément humilier le gouverneur d’Anjouan. En toile de fond, c’est le président Sambi qu’on veut atteindre, et cette manière de faire est tout sauf honnête.
Propos recueillis par Maoulida Mbaé
La Gazette des Comores